Le bon choix d'un médecin lasériste

Les critères de choix d’un bon médecin lasériste sont multiples. On peut cependant dégager de grandes règles utiles pour vous orienter.

Le diplôme de médecin et de lasériste

Les équipements laser présentent des spécificités qu’il convient de connaître de façon approfondie. L’achat et l’utilisation de dispositifs médicaux comme les lasers sont réservés aux titulaires du doctorat en médecine, que ce soit médecine générale ou médecine de spécialité. Si, en pratique, tout médecin peut utiliser un laser, il est recommandé de se perfectionner dans la pratique. Pour y parvenir, il existe 2 diplômes universitaires particulièrement utiles : Le diplôme Inter-universitaire Européen des Lasers Médicaux de Lille et le Diplôme Universitaire des Lasers de Poitiers. Ces formations enseignent la théorie du laser, mais propose aussi des stages pratiques en conditions réelles permettant au praticien de se former concrètement et d’acquérir toute la dextérité nécessaire.

La possession d’un diplôme de type DU ou DIU est un élément important dans votre choix de médecin lasériste. Il confère une sécurité supplémentaire.

Il est de bon ton pour un médecin de se tenir au courant des dernières évolutions technologiques dans sa discipline. De nombreux professionnels s’inscrire, à cet effet, dans des associations, des sociétés savantes médicales spécialisées et assistent à des congrès médicaux nationaux ou internationaux. Il s’agit d’un bon moyen pour un médecin de rester au ‘top’ de la technique laser.

L'écoute et la qualité de l'examen

La qualité de l’écoute et de l’examen clinique de votre peau

Quelle que soit la pratique médicale envisagée, clinique ou esthétique, la qualité de l’écoute des demandes des patients reste le fondement de la médecine de qualité. L’examen clinique reste aussi la base d’une médecine sérieuse et professionnelle. La pratique du laser dépilatoire n’échappe bien évidemment pas à ces règles importantes.

Un bon lasériste doit savoir conduire un interrogatoire médical où il va rechercher votre histoire médicale, vos antécédents cutanés, votre traitement en cours, d’éventuels soucis allergiques, cicatriciels ou hémorragiques ou la prise de substances pouvant contre-indiquer la pratique du laser de façon temporaire ou définitive.

Un professionnel de santé sérieux doit tenir un dossier médical (obligation légale, y compris en médecine esthétique). I n’est pas rare que ce dossier gère des photos.

En matière d’esthétique et d’épilation, le médecin doit également accorder une attention toute particulière aux souhaits des patientes en recherchant à établir avec elles des programmes raisonnables en termes de rendu et d’efficacité. Il est important qu’il puisse vous conseiller sur le court terme, mais aussi sur le moyen terme en matière d’épilation car les modes changent parfois, l’épilation, elle, reste définitive. Toute la finesse du praticien réside dans le fait d’amener la patiente à une réflexion complète sur la question. C’est, en bénéficiant d’un conseil adapté, qu’elle pourra s’engager dans un acte réfléchi.

L’écoute du lasériste ne s’arrête pas à la simple analyse technique d’un problème pileux. Elle s’inscrit la plupart du temps dans la prise en charge d’un aspect plus global d’image de soi.

 

La qualité de l'équipement laser

Le type d’équipement laser utilisé et la surveillance de celui-ci

Dans les critères de choix d’un lasériste ou d’un centre laser, il paraît important, bien sûr, de mettre l’accent sur la technologie employée. Les lasers dépilatoires sont connus et utilisés depuis la fin des années 70. Les effets sont connus et les traitements sont actuellement très bien protocolisés. Des millions de traitements ont déjà été réalisés. L’effet laser n’a guère évolué depuis 20 ans, par contre, les dispositifs de confort et de sécurité sont venu compléter les machines. Nous avons assisté à une amélioration des dispositifs de protection de la peau par refroidissement. Beaucoup de fabricants argumentent pour vendre la dernière technologie de laser dépilatoire. La dernière technologie n’est pas forcément une révolution et peut présenter parfois des soucis de fiabilité quand le matériel est trop avant-gardiste car on a peu de recul. Il est parfois stratégiquement intéressant de ne pas se faire traiter par le tout dernier matériel de façon à bénéficier d’un équipement fiable, éprouvé sur lequel on a pu traiter des centaines de milliers de patients. C’est aussi un gage de sécurité.

Il faudra aussi veiller à la façon dont le médecin entretien son équipement. Les lasers doivent délivrer une puissance (ou plutôt une FLUENCE exprimée en Joules par unité de surface) bien spécifique sur la peau. Ils sont habituellement calibrés pour que la fluence affichée sur l’écran de contrôle, soit bien celle qui arrive à la peau. Tout l’intérêt d’une bonne maintenance réside dans le contrôle régulier de la conformité de ce qui est délivré et de ce qui est inscrit, afin de ne pas abîmer la peau. Il en est de même pour le contrôle des organes vitaux du laser. Un bon laser bien entretenu fonctionnera bien, longtemps, et en toute sécurité.

En matière d’épilation, les médecins disposent souvent de plusieurs lasers, chacun adapté au types de peau que le cabine à l’habitude de traiter. On peut tirer quelques règles de bases sur les lasers dépilatoires :

• peaux claires et méditerranéennes = laser Alexandrite 755 nm ou Laser Diode
• peaux fonçées et noires = laser Nd :Yag 1064 nm ou Laser Diode

Il n’existe pas de laser à tout faire comme l’indiquent parfois certains sites internet ou certains fabricants. Certains lasers, diode notamment, acceptent un compromis efficacité/prix. L’Alexandrite compte parmi les plus efficaces, mais est interdit aux peaux trop foncées. Le Nd :Yag est un peu moins efficace, mais adapté aux peaux foncées.

L’art médical des laséristes reste conditionné par une règle relativement simple : plus le praticien pratique sur sa machine, mieux il la connaît et meilleur sera le résultat. Il peut donc être intéressant de connaître l’expérience du médecin sur la machine qu’il utilise. Certains laséristes ne font sur des actes laser toute la journée, ils ont donc toutes les chances d’être plus aguerris que des confrères pratiquant quelques heures par an.

La prudence du médecin lasériste

Le respect du principe de précaution

Un autre critère de sélection d’un lasériste sérieux peut être évoqué : sa capacité à ne jamais aller au delà de ce qui est raisonnable afin de ne pas faire courrier de risque inconsidéré au patient. Ce principe de base de la médecine – ‘primum non nocere’ ( ‘surtout ne pas nuire’)– s’applique encore plus dans le domaine esthétique. Un bon médecin des lasers peut et doit s’avoir dire "non" dans certains cas. La recherche de la perfection ne doit pas conduire à dépasser les réglages et les protocoles dont on sait qu’ils sont protecteurs pour l’individu.

En matière d’esthétique, les patients ne sont pas malades. L’acte médical est donc par définition un acte non urgent. Il n’y a pas de course contre le temps pour éviter à une maladie d’évoluer. Aussi, aucune prise de risque n’est indispensable. Le praticien lasériste pourra, dans certaines situations vous recommander la pratique d’un test thérapeutique sur une etite zone cutanée cachée et se donner le temps de surveiller le résultat pendant 2 ou 3 semaines. Ce type de pratique de test est très répandu chez les médecins qui respectent les principes de précaution, notamment sur les peaux à risque (peaux du Sud, patients métissés, peaux sensibles ou réactives…)

Le praticien ne doit pas sacrifier la prudence à la rentabilité et parfois accepter une première consultation de bilan où il n’y aura pas forcément de traitement.

Respect des principes de l'esthétique

Le respect des règles de l’esthétique

En matière d’esthétique, les professionnels de santé sont tenu à des obligations légales visant à protéger le patient. Il s’agit du devis obligatoire au dessus de 300 EUR et de la remise d’une feuille d’information die ‘Consentement Eclairé’. Vous pouvez demander et obtenir un devis pour toute acte , même au dessous de 300 EUR. De même, vous pouvez demander et obtenir une note d’honoraires prouvant la réception d’un paiement pour l’acte laser réalisé. Aucun médecin ne peut encaisser des honoraires pour un acte non réalisé. Ceci lui est interdit par le loi et le code de déontologie. Les forfaits payés d’avance sont illégaux.

La qualité du suivi clinique

Bien évidemment, le suivi médical après le traitement reste un critère de choix majeur quand on choisit un médecin lasériste. Dans l’immense majorité des cas, le suivi est extrêmement simple, mais en cas de problème, le médecin doit être accessible au moins au téléphone. Il peut y avoir des complications, aussi le médecin doit savoir vous revoir très vite sans difficulté pour vous réexaminer et prescrire un traitement si besoin. Il est donc de bon ton de se renseigner si le médecin qui va vous traiter peut être joint facilement en cas de demande de précisions ou en cas de rare complication. Les médecins de centre laser ont parfois un seul jour d’exercice dans la semaine ou ne sont pas forcément disponibles rapidement. Dans ces cas, le choix d’un médecin exerçant en cabinet peut être intéressant pour être revu rapidement. 

La propreté des lieux et des machines

Il va de soi, pour tout acte médical, que la plateforme technique doit être propre et accueillante. Les cabinets ou centres laser n’échappent pas à cette règle fondamentale. La propreté des lieux est non seulement une politesse vis-à-vis du patient, mais aussi une façon d’éviter ou de limiter les infections ou les complications.

Le cabinet laser médical sera volontiers bien éclairé pour permettre des traitements confortables et précis de la peau. Il comportera des espaces de détente si la patiente doit attendre les effets d’une anesthésie locale par crème (une à deux heures d’attente parfois. Mieux vaut appliquer l’anesthésique chez soi.)

Certains cabinets pratiquent des soins par injections de produits de comblement ou de botox en sus de l’activité laser. Ces traitements exigent encore plus de précautions d’asepsie que les actes laser.

Respect de procédures et protocoles

De plus en plus, et notamment depuis la mise en place des procédures d’accréditation et d’évaluation des pratiques professionnelles, les médecins s’engagent dans une politique de qualité des soins. Cette stratégie passe pratiquement constamment par la mise en place de protocoles de soins et de procédures dites de sécurité. Les médecins laséristes de qualité se doivent de mettre en place des protocoles thérapeutiques. Ils sont les garants de soins précis et reproductibles. N’hésitez pas à les demander. Il s’agit souvent de fiches parfaitement imprimables.

La protocolisation des soins est souvent synonyme d’informatisation du dossier patient. Sans que l’informatisation soit indispensable, il s’agit souvent d’un plus dans la qualité de la gestion des thérapeutiques. Un bon lasériste doit pouvoir justifier de son traitement, de sa stratégie et doit pouvoir la comparer avec ce qui est habituellement pratiqué par ses confrères. Il n’y a pas, en matière de laser, de procédé miracle secret qu’un médecin aurait trouvé seul dans son coin. La qualité de prise en charge passe par la collaboration entre lasériste, leur participation à des groupes de réflexion, à des sociétés savantes, à des congrès médicaux.

Pour une pathologie donnée ou une lésion dermatologique, le médecin lasériste doit pouvoir vous expliquer son protocole de soin et la manière dont il va procéder. La protocolisation lui permet, au passage, d’effectuer des statistiques de réussite sur un grand nombre de malade, de publier éventuellement ses résultats et d’améliorer son geste en le confrontant aux pratiques de ses confrères.

Respect du code de déontologie

Le lasériste reste avant tout un médecin qu’il exerce dans un cabinet libéral, dans une clinique ou une société commerciale. Il est tenu de respecter le code de déontologie médicale destiné à assurer le sérieux de la médecine et la sécurité des patients.

Secret professionnel

L’un des premiers points importants reste le respect de la confidentialité et du secret médical le plus total. Tout ce qui est dit ou vu dans une consultation médicale ou un soin laser reste d’une confidentialité absolue. Ce secret est également valable pour les membres de votre famille. Le médecin ne peut pas donner la moindre information à un proche par téléphone ou de visu.

Information des patients

Tout choix médical, d’autant plus qu’il est de nature esthétique, nécessite un consentement éclairé. Le patient doit avoir compris ce qui va être fait et comment ceci va être réalisé pour pouvoir donner son accord. Il est donc du devoir de tout médecin laseriste de prendre le temps nécessaire pour vous expliquer ou pour répondre aux éventuelles questions que vous pourriez vous poser. La plupart du temps, cette information est doublée de la remise d’une fiche d’information sur les techniques et les éventuels risques liés. Il est de bon ton, en esthétique, de laisser les patients réfléchir au moins une quinzaine de jours. La patience et la réflexion permettent souvent à chacun de s’assurer qu’il a pris la bonne décision ou de prendre encore quelques conseils supplémentaires. Les soins esthétiques ne peuvent pas, par nature, se faire dans la précipitation ou sur un coup de tête.

Information des confrères

Tout en préservant le secret professionnel, avec votre accord, le médecin lasériste doit respecter ses obligations confraternelles d’information de ses confrères spécialistes et médecins généralistes. Il doit notamment rédiger un compte rendu médical des actes qui ont été réalisés et en informer votre médecin traitant. C’est un excellent moyen de permettre au médecin traitant de suivre votre santé dans un esprit de sécurité, le traitement laser peut parfois contre-indiquer certains médicaments de façon temporaire. Il faut que les autres professionnels de santé le sachent. Vous pouvez, bien évidemment vous opposer à toute communication d’information entre le médecin lasériste et le médecin généraliste ou le dermatologue si ceux-ci ne vous ont pas directement adressé au lasériste.

La médecine n’est pas un commerce

Les médecins laséristes sont tenus de respecter le code de déontologie et le serment d’Hippocrate dans leur pratique, qu’elle soit thérapeutique ou esthétique. En aucune façon le mode de pratique ne doit revêtir un aspect commercial. Il n’a pas la possibilité de faire de la publicité dans la presse, sous forme d’articles déguisés, dans la salle d’attente… Il n’a pas non plus la possibilité de faire des offres promotionnelles ou des cadeaux ni d’introduire d’outils de fidélisation (cartes …). De même, les médecins exerçant en centre laser commercial ne peuvent théoriquement pas faire d’autres actes médicaux que le laser car ils louent une simple plateforme technique. Les consultations, le suivi doivent se faire en cabinet ou en clinique comme n’importe quel acte médical. Le conseil de l’ordre des médecins veille scrupuleusement au respect de ce principe.

Les petits plus non négligeables

L’utilisation d’un logiciel de gestion patients assurant une traçabilité

Bien que non indispensable, la tenue d’un dossier médical informatisé est souvent un gage de sérieux dans les pratiques médicales et donc du laser médical. L’informatique permet de mieux gérer le dossier patient et d’assurer une bonne conservation des données des traitements. C’est un gage de sécurité non négligeable à prendre en compte quand on choisit un médecin lasériste ou un centre.

L’aménagement du cabinet ou du centre

Ici aussi l’aménagement d’un cabinet est laissé au libre choix des professionnels de santé du moment qu’aucun caractère commercial n’est visible. Les cabinets laser ont souvent des design très différents variant du cabine classique de médecin au tentures feutrées et raffinées. Les patients choisiront selon leur goût bien évidemment.

Le relationnel et la personnalité du médecin

Tout acte médical reste une relation humaine. En conséquence, le relationnel, le contact, la façon d’aborder les patients sera variable d’un praticien à l’autre. C’est un énorme avantage car ceci permet aux patientes de choisir le professionnel de santé aussi sur des facteurs humains et de communication. C’est un excellent moyen de nouer la confiance entre médecin et patient.

La possibilité de choisir son médecin dans les centres ou les cliniques

Dans les cabinets de groupe, les cliniques ou les centres laser, il est possible, le plus souvent de choisir la personne qui va pratiquer l’acte. C’est un droit que tout professionnel de santé doit respecter. Vous pouvez bien évidemment demander à choisir votre opérateur, mais aussi en changer sans avoir à vous justifier. Ce respect du choix des patients doit entrer en ligne de compte dans le choix d’une structure de soins laser.

Rester vigilant sur certains points

Les actes laser sont effectués sous la responsabilité des médecins comme le prévoit la loi. Ceci ne veut pas forcément dire que l’acte doit être réalisé par un médecin. Il n’est pas rare de voir des assistantes faire des actes laser. Si ceci n’est pas interdit au sens strict de la législation, il convient d’être prudent sur ce point lorsque vous choisissez un cabinet ou un centre laser. N’hésitez pas à communiquer avec le médecin pour savoir qui vous fera le soin, comment et par qui les paramètres seront-ils choisis, qui réalisera l’acte et qui en effectuera le suivi immédiat. S’il y a des opérateurs non médecins, assurez vous que les paramètres de l’appareil ont été ordonnés par un médecin avec un diplôme français valide et une assurance à jour.

Le médecin veille à votre sécurité pendant votre prise en charge. Rien ne doit le détourner de cette mission principale et déontologique. Il doit s’assurer qu’un impératif de rentabilité ne viendra gêner ce principe. Très rares sont les dérives de type commercial, mais on n’est jamais trop prudent en matière d’esthétique.

Site web par  Dr Cadic Philippe
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