La lumière laser a la propriété de pénétrer sous la peau pour volatiliser les poils en phase de croissance.
Lasers dépilatoires: 755 nm à 1064 nm, de l'alexandrite au Nd-Yag en passant par le laser diode.
L’effet laser est une propriété physique énoncée
par Albert Einstein au début du 20e siècle et mise en évidence, en
pratique, dans les années 60. La lumière laser a pour propriété
spécifique de ne comporter qu’une couleur (mono-chromatique), d’être
très concentrée et se propager en ligne droite sans s’étaler, de
porter une forte énergie, et d’avoir tous les grains de lumière
orientés de la même façon. La couleur du laser peut faire partie du
spectre du visible, mais on peut aussi trouver des lasers émettant
dans l’invisible (infrarouge). Les effets du laser sont variés. En
effet, en fonction de la puissance, de la durée de l’émission du
faisceau, on peut volatiliser une substance, la faire chauffer ou y
provoquer des phénomènes chimiques. La couleur du laser, encore
appelée longueur d’onde, et la taille du faisceau conditionnent sa
profondeur de pénétration dans la peau et donc les effets
esthétiques.
La lumière laser est utilisée dans de nombreux domaines avec toute une gamme de couleurs et toute une gamme de puissances. On s’en sert dans l’industrie pour découper des matériaux, pour chauffer des composés, pour mesurer des distances …
En matière de lasers médicaux et esthétiques, on utilise toutes les propriétés des lasers : effet mécaniques, effet thermiques, effet chimiques. Pour l’épilation c’est la thermolyse (destruction par la chaleur) qui est recherchée.
Les lasers médicaux d’épilation se présentent sous diverses formes. Certains sont très compacts avec une taille proche de celle d’un boîtier d’ordinateur. D’autres prennent plus de place avec un encombrement proche de celui d’une machine à laver. La taille ne joue en rien sur l’efficacité vis à vis de la pilosité. Elle reste essentiellement liée à la technologie employée pour produire l’effet laser.
![]() Laser Candela Alexandrite |
![]() Panneau de commandes du même laser |
La lumière laser est généralement produite dans le corps du boîtier pour être véhiculée à la peau par une fibre optique. La fibre optique se termine par une pièce à main que le médecin va pouvoir manipuler à la façon d’un stylo de façon à contrôler avec précision la zone où l’impact laser va être appliqué. Les lasers dépilatoires peuvent être caractérisés par la fréquence de répétition des impacts (ou pulses) laser et la taille du faisceau délivré à chaque impact. Un laser disposant d’une fréquence de répétition importante et d’un diamètre de faisceau (appelé aussi taille de spot) large permettra de traiter plus rapidement une zone pileuse.

Au bout de la fibre
optique, il y a la pièce à main. C'est par elle que le
faisceau laser va sortir pour toucher la peau.

Dans le cas de l’épilation laser, on recherche un effet de destruction sélective par la chaleur (photo-thermolyse) d’un composé essentiel du poil : la mélanine. La mélanine est concentrée dans la peau et le poil. Elle est produite par des cellules appelées mélanocytes. Leur nombre varie peu que ce soit pour les patients de race blanche ou de race noire. La couleur de peau, elle, est liée à la production du pigment mélanine par ces cellules. Les peuples du sud ont des mélanocytes plus productifs que les populations du Nord. Les médecins laséristes distinguent les couleurs de peau qu’ils regroupent selon une classification précise. On parle de classification des phototypes de Fitzpatrick. Il existe 6 grands phototypes classés de 1 à 6. Le phototype 1 caractérisant les peaux très blanches, le phototype 6 caractérisant les sujets à peau très noire. A chaque phototype correspond réglage spécifique des lasers. Les phototypes sombres (4 à 6) peuvent également nécessiter le choix d’un laser spécifique (Laser Nd:Yag ou Diode très long pulse)
Dans le poil, ou le cheveu, on retrouve une forte concentration de mélanine. Les poils du corps humain sont vivants. Ils connaissent différents états de croissance, de stabilité et de vieillissement. On parle volontiers de phase anagène (croissance), télogène (stabilisation) et catagène (involution). Ces trois phases font partie du cycle pilaire ou cycle de vie du poil.


Le cycle pilaire varie selon les zones d’implantation sur le corps humain. Ainsi, le poil a un cycle de 4.5 mois sur la lèvre supérieure à 16 mois sur les cuisses ou les jambes. Il est habituellement admis que, pour une zone donnée, environ 25 % des poils sont en phase de croissance (anagène). Le laser ne fonctionne sur le poil que lorsque celui ci est en phase de croissance (phase anagène). C’est à ce moment que la lumière va pouvoir cibler la mélanine du bulge, s’y concentrer sélectivement et volatiliser la structure.
Les lasers utilisés en médecine et notamment les lasers pour épiler sont choisis en fonction d’une propriété intéressante : la capacité à se faire absorber par le pigment du poil. Les couleurs (ou longueurs d’onde) des lasers dépilatoires permettent une absorption relativement sélective par la mélanine. Ce pigment absorbe bien les couleurs entre le rouge foncé et l’infrarouge proche. Cette affinité de la mélanine permet de la définir comme chromophore ou ‘composant à affinité pour la longueur d’onde du laser’.
La concentration de l’énergie du laser dans le pigment du poil, notamment au niveau du bulbe/bulge entraîne une élévation rapide de la température très sélective qui permet de volatiliser la structure pileuse sans toucher aux zones adjacentes.
Le laser n’est efficace que sur les poils en phase de croissance. A ce moment, la zone du bulbe/bulge produit beaucoup de mélanine et peut donc être détruite. Pour cette raison, il est nécessaire de recommencer les séances laser tout au long du cycle pilaire pour avoir la chance de toucher tôt ou tard, finalement, chaque poil dans sa phase de croissance.
Si les lasers sont maintenant relativement anciens avec un recul de presque 20 ans dans l’épilation, on voit apparaître sur le marché une technique nouvelle appelée LAMPE FLASH. Le principe de la lampe flash est un peu le même que celui du laser sauf que la lampe ne produit pas une lumière de couleur précise comme le laser. En effet, un peu comme un flash photographique, c’est toute une gamme de couleurs de forte intensité qui est produite. Toute l’astuce des lampes flash médicales réside dans l’insertion de filtres colorés visant à ne garder que les plages de longueurs d’ondes intéressantes en épilation.

Lampe flash miniaturisée
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