Les grandes étapes d'une consultation



Chaque médecin lasériste dispose de sa propre pratique professionnelle et peut organiser son travail et ses consultations comme bon lui semble. Dans la pratique, on peut cependant considérer que la consultation laser s’articule autour de 3 grandes phases qui sont : une consultation initiale, parfois un test cutané, enfin le traitement proprement dit. 

La première consultation

La consultation initiale, ou consultation de bilan initial, reste l’une des étapes fondamentales d’un traitement par épilation. C’est le moment pour un véritable interrogatoire médical à la recherche d’éléments cliniques qui vont optimiser le geste technique et son efficacité. C’est aussi un temps où le praticien va rechercher la bonne indication du laser et éviter les contre-indications. En effet, certains états peuvent contre-indiquer temporairement ou définitivement le geste laser.

Les étapes de la consultation initiale :

• Création du dossier médical (obligation légale)
• L’interrogatoire médical à la recherche de votre historique médical et cutané
• Recherche des contre-indications au laser
• L’examen de votre peau, des grains de beauté, des veines et des cicatrices
• L’examen de la zone à épiler
• Le test d’impact laser
• La discussion sur les traitements possibles et les résultats raisonnables attendus
• Les conseils et l’information sur les techniques laser
• Rédaction du devis et la remise du consentement éclairé.


Les contre-indications définitives

Les antécédents de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes

Les cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes sont des réactions anormales de la peau à des stimulations ou agressions. La peau provoque des cicatrices colorées ou en relief. Les populations les plus exposées sont les peaux très mates et noires. Certaines zones sont plus exposées comme, par exemple, les bords de la mâchoire, l’arrière des oreilles, la poitrine. L’utilisation de laser sur ces peaux reste contre-indiquée dans une grande majorité de cas.

Les antécédents d’allergie et d’urticaire au froid

Comme pratiquement tous les lasers dépilatoires utilisent des dispositifs de réfrigération, il n’est pas possible de les utiliser chez les patients présentant des urticaires au froid.

Les antécédents hémorragiques

Le médecin lasériste doit s’attacher à rechercher votre historique hémorragique s’il y a. En effet, certains patients réagissent par des hématomes (bleus) ou des hémorragies pour de très faibles traumatismes. Le laser doit être utilisé avec beaucoup de prudence dans ces cas de figures. L’hémophilie reste aussi une contre-indication au laser.

Les poils blancs

Le laser n’est pas efficace sur les poils blancs. Sans mélanine, le poil ne présente pas de cible pour le rayon de lumière. Toutes les tentatives pour colorer le poil en brun ne changent pas l’inefficacité du laser car le colorant éventuel n’est pas de la mélanine et il ne pénètre pas en profondeur dans le bulbe. On ne peut donc rien faire avec un laser sur le poil blanc coloré. Il n’y a pas de danger à passer un poil blanc au laser. Certains laséristes travaillent avec des dermatologues ou des médecins esthéticiens pour une prise en charge globale des poils ‘poivre et sel’. La première phase du traitement réalisée au laser visent à éliminer les poils noirs et gris. Une seconde phase de la prise en charge permet par épilation électrique, le plus souvent, de venir à bout des poils blancs. La gestion d’un problème esthétique chez la femme de la quarantaine ou de la cinquantaine est possible dans le cadre d’une combinaison de techniques.

Les séquelles de tatouages par incrustation de poudre d’armes

La recherche de traumatismes ou de brûlures par arme à feu est une étape importante de l’interrogatoire médical du lasériste car ils peuvent présenter une contre-indication majeure. L’incrustation de poudre sous la peau (tatouage traumatique) peut exploser lors de l’impact lumineux.

 

Les contre-indications temporaires

Un véritable examen médical cutané

La consultation initiale = véritable examen cutané.

La réalisation d’une épilation laser reste un moment de convivialité entre le lasériste et son patient. C’est aussi un bon moment pour le médecin de prendre le temps d’examiner l’état cutané et veineux de sa patiente et de dispenser éventuellement des conseils à ce propos. L’analyse des grains de beauté fait aussi partie des éléments retenant toutes les attentions du lasériste. Il n’hésitera pas à vous signaler une lésion suspecte et vous adressera probablement à un confrère dermatologue pour une exploration si nécessaire. Le rôle du médecin des lasers est également de participer à la prévention des maladies de la peau.

Parfois il faut faire un test laser

Les traitements par laser, même s’ils sont bien codifiés depuis des années, comportent parfois une part de variabilité d’une personne à l’autre. Dans les actes esthétiques, le médecin doit attacher toute son attention à réunir toutes les conditions de sécurité pour son patient ou sa patiente. Il peut donc parfois être amené, surtout sur les peaux de phototype sombre, métissées, ou asiatiques, à pratiquer un test thérapeutique. Ce test permet, avant tout, de trouver le bon réglage du matériel pour un effet optimal. Il permet aussi - c’est son but - de vérifier la bonne tolérance d’un traitement sur une petite zone avant d’entamer les séances.


Zone de test discrète, derrière l'oreille.


Zone de test discrète, derrière l'oreille.

Le test cutané n’est pas toujours nécessaire, mais lorsqu’il a lieu, voici comment les choses de passent :

• Le médecin examine toujours la peau à traiter

• Il repère une zone de test, le plus souvent petite et dans un endroit qui sera caché. Le pli de l’aisselle est l’endroit le plus souvent choisi. Pour le visage, les médecins utilisent également les zones à l’arrière de l’oreille.

• La zone est, si besoin, rasée afin de ne laisser que le minimum de longueur de poils. Plus le poil est court, plus le laser sera efficace sur la zone intéressante à traiter : le bulge.

• Un à plusieurs impacts laser sont apposés sur la zone de test. Le médecin peut en profiter pour faire varier la puissance du faisceau entre les tirs.

• Le résultat immédiat est examiné par le professionnel de santé. En matière d’épilation, il va rechercher la présence d’une rougeur ou un petit œdème (œdème périfolliculaire). Elle signe l’efficacité du traitement. Cette rougeur apparaît dans les minutes qui suivent l’impact lumineux.

• Le test va aussi permettre au médecin d’analyser le résultat à distance, notamment la réaction de la peau dans les 8 à 15 jours. Ces 1 à 2 semaines correspondent à la période de restitution de l’intégrité de la peau après agression. Le rendez vous pour réellement débuter le traitement est généralement pris pendant la consultation de bilan où le test est pratiqué. C’est juste avant de débuter le traitement sur de grandes zones, que le médecin va contrôler la zone testée et vérifier que le traitement a bien été toléré.

La remise d'un devis

Tout acte esthétique médical dont le montant des honoraires dépassent 300 EUR doit faire l’objet d’un devis. C’est une obligation imposée par la loi. Vous pouvez également, pour tout montant inférieur demander un devis au médecin lasériste qui vous le remettra sans difficulté. Le devis est un élément intéressant à plusieurs titres. Il permet de bien définir avec le patient ou la patiente le type de soins et les zones qui vont être traitées. Il fixe aussi souvent les modalités de réalisation de l’acte. C’est un document clair, professionnel et détaillé susceptible d’améliorer l’information et la confiance entre le médecin et son patient.

Le devis doit comporter les informations suivantes :

Le devis est habituellement assorti d’une période de validité.

Parfois les patients expriment des interrogations sur des devis divergeant entre praticien pour un même traitement dépilatoire. Les variations entre les devis trouvent leur source dans plusieurs causes :

• Le mode de pratique du médecin est peut-être différent. Certains praticiens peuvent passer plus de temps avec vous pour un même traitement et naturellement souhaiter une rémunération plus importante.

• Le type de laser et le type de plateforme technique utilisé entrent également en jeu dans la fixation des honoraires d’un médecin lasériste. Les investissements dans les machines, leur maintenance, le renouvellement du matériel, les locaux, le personnel doivent être amortis pour permettre au médecin de continuer son entreprise et aussi de vivre. Les investissements en matière de laser sont souvent très importants. Il n’existe pas de laser miracle capable de tout faire. Les médecins spécialisés dans le laser possèdent généralement plus de 2 ou 3 lasers différents avec des indications médicales ou esthétiques complémentaires.

• La notoriété du médecin, ses résultats, et son savoir faire en matière technique et de sécurité de l’acte sont aussi des éléments importants dans le devis. Il est bien évident qu’un médecin à très forte expérience, reconnu dans le milieu du laser, effectuant des enseignements à haut niveau, pourra certainement souhaiter des honoraires au dessus de la moyenne. Le médecin reste cependant tenu au respect du code de déontologie dans la fixation des honoraires qui doivent être fixés avec tact et mesure.

Précisions sur les honoraires

Le devis et les forfaits

Il n’est pas rare de voir les laséristes proposer des forfaits avec une réduction des honoraires si les patients choisissent d’effectuer un traitement sur plusieurs zones lors de la même séance. Cette pratique tient son fondement dans le fait qu’il est plus aisé de pratiquer une épilation laser sur plusieurs zones pendant la même séance. En effet, le temps de fonctionnement du laser sera optimisé et donc moins coûteux pour le praticien. De même, le temps d’une séance pour plusieurs zones est moins long comparé à un traitement effectué zone par zone sur plusieurs séances distinctes. Pour cette raison, beaucoup de médecins laséristes adaptent leurs honoraires à la baisse.

Le paiement par avance n’est pas autorisé

A matière de soins médicaux, aucun médecin ne peut et ne doit vous demander le moindre paiement par avance. Le code de déontologie et la loi lui interdisent toute pratique consistant à demander un paiement par avance pour tout acte médical non encore effectué. La médecine ne se pratique pas comme un commerce.

Le paiement échelonné

Si le paiement par avance n’est pas autorisé, par contre, rien n’interdit au médecin d’assouplir le mode de versement des honoraires. Aussi, il peut parfois, sur votre demande, accepter de différer l’encaissement de vos paiements. C’est un geste très généralement pratiqué dans la médecine.

Le consentement éclairé du patient

Le consentement éclairé est impératif en médecine classique et encore plus en médecine esthétique par laser. Tout acte médical peut être refusé par le patient si sa vie n’est pas en danger. Pour pouvoir valablement accepter un soin ou un traitement, le patient doit en avoir compris les possibilités techniques et bien sûr les risques. Il en est de même pour tout traitement par laser. Votre praticien lasériste doit prendre le temps de vous examiner bien sûr, mais aussi de vous expliquer ce que vous pouvez attendre de l’acte médical. Il vous exposera les modalités opératoires, le type de traitement, les objectifs thérapeutiques attendus et raisonnables, le suivi prévisible après le traitement et les évolutions habituellement observées. Ces phases sont des étapes très importantes dans une démarche de médecine esthétique à visée dépilatoire. Ce n’est qu’une fois bien informé qu’on prend les bonnes décisions sur le choix d’un opérateur laser et d’une technique.

Ce consentement éclairé se formalise le plus souvent sous forme d’un document papier remis avec le devis. Il explique la technique laser en détail. Il indique les résultats habituellement observés et les effets secondaires éventuels. La règle exige que le praticien vous propose un délai de réflexion de 15 jours avant d’accepter ou de refuser. Il faut utiliser ce délai pour réfléchir, pour se poser des questions sur sa motivation, éventuellement pour demander des informations complémentaires au médecin laseriste s’il y a des points à éclaircir.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, demander à réduire le délai de réflexion à une semaine. Gardez à l’esprit que l’acte esthétique n’a rien d’urgent. Il est parfois intéressant de prendre son temps pour mûrir la réflexion.

Lorsque votre décision est prise, vous pouvez revenir à la consultation de début de traitement avec votre devis + votre formulaire de consentement éclairé signés. Si l’examen médical est satisfaisant, le médecin pourra immédiatement débuter le traitement.

La séance laser proprement dite

La séance dépilation laser comporte des étapes indispensables visant à une sécurité maximale. Vous effectuez un acte médical, il est donc sous la responsabilité du médecin qui se doit de vous examiner professionnellement. Aucune séance laser ne peut être effectuée sans qu’un médecin n’ait examiné votre peau et ait fixé les paramètres lasers.

Un interrogatoire médical nécessaire

Vous aurez donc pratiquement toujours un interrogatoire médical sur ce qui s’est passé au niveau cutané dans les semaines précédentes, notamment dans la zone du test laser si c’est la première séance et s’il y a eu un essai sur une petite zone.

Un examen clinique de la peau

Avant tout traitement, le médecin effectue la plupart du temps un examen cutané général. Même si l’acte d’épilation laser reste avant tout esthétique, il est toujours bon de profiter de la séance pour vérifier qu’il n‘y a pas des lésions dermatologiques nécessitant une prise en charge. A cet effet, il est de bon ton pour un médecin laseriste de regarder les grains de beauté, ne serait ce que parce qu’ils devront être évités lors du passage du laser. La surveillance fréquente de la peau est un bon moyen d’améliorer la sécurité en arrivant précocement sur des lésions suspectes.

L’examen de la peau permet aussi au lasériste de repérer les zones plus fragiles où le revêtement cutané est plus fin. Il permet aussi de préciser la localisation des duvets qu’il faudra respecter si l’on ne veut pas les transformer en poils.

Cette phase d’analyse est l’occasion pour le praticien de vérifier que la séance laser précédente a été bien tolérée et que la peau a bien récupéré. Il recherchera des modifications de la pigmentation rares mais possibles (hyperchromie = peau foncée, hypochromie= eau plus claire). Il recherchera éventuellement, bien que rares dans les traitements conduits avec prudence, des traces brûlures ou des croûtes.

Enfin, le médecin s’attachera à repérer les contre-indications temporaires pouvant retarder ou différer le traitement : présence d’un herpès en évolution, infection localisée, bronzage…

Le traitement proprement dit avec une surveillance cutanée constante

Les modalités de traitement laser sont relativement simples. Le praticien utilise une pièce à main, sorte de stylo d’où sort le rayon laser. La pièce à main permet souvent de choisir le diamètre du rayon laser à appliquer sur la peau. En règle générale, sur les lasers modernes, le diamètre du spot laser varie entre 11 mm et 18 mm. Toute la technique consiste à déplacer la pièce à main sur la peau de façon à couvrir progressivement la totalité de la zone à traiter. Le médecin s’attachera à ne pas laisser de zone non couverte, mais aussi à ne pas superposer deux impacts sur une même zone. Les diamètres des faisceaux laser et la capacité du laser à répéter rapidement les tirs ont une conséquence sur la durée de la séance. Ainsi un laser à fort diamètre de spot et fréquence d’impact rapide pourra traiter une même surface en moins de temps qu’un laser à petit spot et vitesse de répétition plus lente.

Certains lasers sont équipés d’un scanner. Il s’agit d’un dispositif additionnel permettant de traiter des zones étendues comme par exemple le dos ou le thorax. Le scanner a la propriété de dévier le faisceau laser automatiquement sans que le médecin ne fasse rien. Les impacts sont uniformément et mathématiquement répartis (mettre ici la photo d’un scanner).

Le but du traitement dépilatoire vise à chauffer le poil sous la peau pour le détruire, tout en préservant les autres structures cutanées d’un réchauffement excessif. A cet effet, il est souvent utile de refroidir la surface de l’épiderme pour éviter un échauffement excessif en superficie de la peau. La quasi totalité des lasers sont donc équipés de dispositifs de refroidissement. Parmi eux, il y a des dispositifs de soufflerie d’air froid en continu, des dispositifs de projection de gaz réfrigéré ou gaz cryogène en discontinu, des dispositifs de froid par contact.

Et la sensation de douleur ?

La presse grand public publie beaucoup d’articles en matière d’épilation laser. On lit souvent que la technique est sans douleur. Ceci n’est pas complètement vrai et la sensation rapportée par les patients est variable en fonction des individus et des zones traitées.

En règle générale la sensation est très supportable et les patients décrivent une douleur du type de celle qu’on ressent lors de la projection de la friture sur le dos des mains quand ils font la cuisine. D’autres patients assimilent la sensation à un coup d’élastique sur la peau.

Certaines zones restent cependant plus sensibles que d’autres : il s’agit notamment des zones proches des parties génitales externes, du cou, de la face interne des cuisses, des bords des genoux où la peau est fine, un peu moins des faces latérales des chevilles.

Il existe plusieurs façons de prendre en charge la douleur chez les patientes sensibles. Le médecin peut par exemple agir sur le refroidissement de la peau avant, pendant et après le traitement. Il peut aussi baisser un peu la puissance du laser avec un risque de moindre efficacité cependant. Une autre technique consiste à diminuer la taille du faisceau laser (plus taille est petite, mieux elle est tolérée). Le praticien peut vous conseiller d’appliquer une pommade ou crème anesthésique (crème ELMA® ou une forme générique moins chère). Il existe aussi des techniques douces pour limiter la sensation de l’impact laser : certains médecins utilisent la parole avec des techniques apparentées à l’hypnose. D’autres praticiens utilisent un appareil provoquant des vibrations qu’ils appliquent sur une zone proche de celle de l’impact afin de tromper l’analyse douloureuse que fait le cerveau et donc diminuer la sensation.

La sensation de picotement est contemporaine de l’impact laser. Elle est donc très courte et disparaît immédiatement. Dans les minutes qui suivent le traitement, les patientes ressentent habituellement une sensation de chaleur liée à la réaction de la peau. Cette sensation n’est pas douloureuse. Elle disparaît dans les minutes à heures suivant la séance. La régression de la sensation de chaleur peut s’accélérer par application de crèmes anti-inflammatoires.

Critères d'efficacité du traitement

Il existe des critères de surveillance de l’efficacité du traitement pendant la séance laser. Ils guident le médecin dans sa pratique. Le meilleur critère d’efficacité est l’apparition d’une rougeur (érythème) et d’un œdème entourant les poils lasérisés (œdème péri-folliculaire). Le praticien recherche à régler la puissance de son laser pour faire apparaître cette réaction tout en conservant des paramètres dans la zone de sécurité thérapeutique.

Les patientes expriment parfois leur surprise ou inquiétude en voyant apparaître l’érythème péri-folliculaire alors que c’est justement le critère d’efficacité. Il apparaît dans les secondes après l’impact laser et dure généralement quelques heures pour régresser spontanément. Le médecin peut parfois appliquer une pommade à base de corticoïdes immédiatement pour réduire le temps de disparition des rougeurs.

L’aspect esthétique immédiatement après le traitement


Figure 1 : Erythème quelques secondes après les impacts laser. Il disparaît en quelques heures.


Figure 2 : aspect d’œdème autour du poil dans les secondes qui suivent l’impact laser.
Il disparaît dans les minutes à heures qui suivent la séance.

Ces réactions disparaissent dans les minutes à 3-4 heures suivant la séance. Chez certains patients, la disparition peut prendre un peu plus de temps sans que ce délai ne signe une quelconque complication.

 

Aspect dans les jours qui suivent

Dans les jours qui suivent la séance, la peau est lisse. Seuls les poils en phase de croissance ont été touchés et détruits. Il y aura donc une phase de repousse des poils non traités. Il est important de comprendre que, si le laser volatilise généralement tous les poils de la zone, seuls les poils qui sont en croissance verront le bulge détruit définitivement. Pour les autres poils, détachés du bulge, le bulge, détaché de la structure à ce moment, ne sera pas détruit. Il y aura donc repousse.

L’érythème et l’œdème péri-folliculaire ont généralement disparu dans les heures qui ont suivi la séance, parfois dans les 2 à 3 jours. Des soins sont parfois prescrits par le médecin pour limiter la durée des rougeurs et pour faciliter le repos de la peau. S’il est recommandé de ne pas appliquer de produits agressifs sur la peau, il est tout a fait possible de camoufler l’érythème des premières heures par du fond de teint neutre.

Aspect dans les semaines qui suivent

Dans les semaines qui suivent une séance laser, il y a peu d’éléments spécifiques à noter. Les poils qui n’ont pas été complètement volatilisés par l’effet laser vont progressivement tomber en sortant du bulbe dans les premiers jours, parfois une à trois semaines plus tard. Il est important de ne pas tirer dessus et de ne pas utiliser de pince ou de cire afin de ne pas traumatiser inutilement la peau. Ils tomberont de toute façon d’eux-mêmes.

Les poils qui sur lesquels le laser n’a pas été efficace (poils non en phase de croissance au moment du traitement) vont progressivement repousser. Au fur et à mesure des séances, ils seront moins nombreux et plus fins.

Les soins juste après la séance laser

Les médecins laséristes utilisent en règle générale des crèmes corticoïdes immédiatement après la séance de soins afin de limiter au maximum l’aspect inflammatoire de l’érythème autour du poil. C’est un bon moyen pour réduire l’aspect rouge dans le temps.

La crème corticoïde s’applique une seule fois dès la fin de la séance sur les zones traitées afin de produire un puissant effet anti-inflammatoire.


Les soins dans les premiers jours

Dans les jours qui suivent le traitement, il est important de tenter d’apaiser la peau au maximum afin de la faire revenir à son état habituel. Votre médecin lasériste vous proposera certainement une crème apaisante. Cétavlon® ou Biafine® sont parmi les plus connues. Ce traitement est habituellement suivi une petite semaine à raison de 1 à 2 applications par jour.


Attention: L’épilation laser impose une rigueur sans faille dans le respect des précautions vis-à-vis du bronzage. Il convient d’éviter tout soleil dans les 2 semaines qui suivent tout acte laser afin de laisser à la peau le temps de récupérer. De plus, l’utilisation d’un écran total pendant les 2 mois après la séance est généralement recommandée. Pensez aussi à utiliser les produits écran total dans les règles de l’art afin que la protection soit efficace (applications sur tout le corps exposé, application périodique en fonction de la durée de vie du produit, utilisation d’un indice suffisant dit ECRAN TOTAL, utilisation de produits non périmés…). Ne pas respecter les règles simples sur le bronzage expose à des troubles de pigmentation de la peau à type de dépigmentation. La raison est relativement simple, le laser touche la mélanine du poil, mais sollicite et affaiblit temporairement les cellules productrices de bronzage qui vont moins bien fonctionner voir s’épuiser si on leur demande de réagir immédiatement au soleil : dépigmentation longue, rarement définitive.

 

Que faire entre les séances laser ?

Les précautions à prendre entre les séances, mis à part pour le bronzage, sont relativement simples. Il s’agit essentiellement de préparer sa peau pour la séance suivante. Il est important de ne pas traumatiser le poil et le bulbe qui vont subir un traitement laser. Vous éviterez donc d’épiler à la pince ou à la cire au moins un mois avant le traitement pour les zones du visage à repousse rapide (cycle pilaire inférieur à un mois), parfois plus de deux mois pour les zones à repousse lente (jambes, cuisses, dos…). Les crèmes dépilatoires sont à déconseiller pendant les séances. Il s’agit de produits chimiques dont on ne sait pas comment ils interagissent avec les traitements par laser.

Sur le plan pratique, entre les séances, il convient de se raser ou de couper le poil aux ciseaux. Pour le rasage, on utilisera indifféremment un rasoir électrique ou un rasoir manuel. Attention cependant, pour les rasoirs électriques, aux modèles qui entraînent une traction sur le poil ou qui l’arrachent. Pour faciliter le travail du lasériste, un rasage 48 heures avant la séance est conseillé.

Les complications et risques du laser

Les rares complications pouvant survenir concernent essentiellement les brûlures et les troubles de pigmentation. Les brûlures sont rares mais elles nécessitent un traitement pour évoluer favorablement. Elles régressent en général en 7 à 10 jours. Les brûlures liées au laser sont assez caractéristiques. Elles se présentent sous la forme de confettis rouges qui ne régressent pas.


Exemple de brûlure d'un dos chez l'homme à cause d'un bronzage non signalé.

Les troubles de la pigmentation sont également rares. Ils surviennent en règle générale quand les patients sont de phototype foncé ou lorsqu’un bronzage résiduel n’a pas été signalé. Ces dépigmentations ou hyperpigmentations sont, en règle générale, transitoires mais peuvent durer plusieurs mois. Dans certains cas, ils peuvent nécessiter un traitement spécifique à base de crèmes. Il ne faut pas hésiter à contacter votre médecin lasériste au moindre doute.

Il est possible, chez les patients sous traitement par anticoagulants (aspirine ou anti vitamine K) que des hématomes apparaissent. Il est donc important de signaler toute prise de médicaments à votre lasériste qui adaptera le traitement en conséquence.

Sur certaines zones porteuses de fin duvet, il peut y avoir stimulation et transformation en vrais poils. Les médecins laséristes restent en général très prudents sur le traitement de ces régions car c’est un effet secondaire assez difficile à contrecarrer.

Site web par  Dr Cadic Philippe
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